Si notre siècle a une mission, c’est de refaire l’histoire. C’est, à vrai dire, l’œuvre de tous les siècles, car tous tendront, jusqu’à la fin des temps, à s’approcher d’un idéal dont chacun trace à sa manière quelque trait, sans jamais le reproduire tout entier, aussi bien l’idéal de l’histoire que celui de l’art ou de la poésie. — Eh quoi ! dira-t-on, l’histoire, c’est la réalité. Quand elle a été une fois saisie et fixée, que reste-t-il à faire ?