Géricault: exposition, Chantilly, Musée Condé, du 15 juin au 14 octobre 2018

Nicole Garnier-pelle
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Géricault: exposition, Chantilly, Musée Condé, du 15 juin au 14 octobre 2018

Nicole Garnier-pelle
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Hardcover
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Overview

94 PAGESFRENCH

Promotional Details
  • Published date: Aug 27, 2018
  • Language: French
  • No. of Pages: 94
  • Publisher: Editions Faton
  • ISBN: 9782878442502
  • Dimensions: 8.661417322" W x 1.0" L x 8.661417322" H
Ce cinquième album des Carnets de Chantilly est consacré à Théodore Géricault (Rouen, 1791 - Paris, 1824). Il présente une quarantaine de lithographies de l''artiste, ainsi que trois dessins originaux, provenant tous des extraordinaires collections léguées par Henri d''Orléans, duc d''Aumale (1822-1897), à l''Institut de France. Passionné d''équitation, Théodore Géricault s''attache dès ses débuts à peindre des chevaux et des cavaliers, certains se rattachant aux guerres d''Italie, d''autres au thème des courses, des différentes races équines ou des maquignons normands. Très vite le thème des malheurs de la guerre domine dans son oeuvre. Géricault n''est pas complètement le chantre de l''épopée impériale qu''on a souvent voulu voir en lui ; il a un regard éminemment critique, ainsi dans La Charrette de blessés (1818), Retour de Russie (1818), Caisson d''artillerie (1818) ou Le cheval mort. Il s''attache à montrer le malheur, la misère, la souffrance des troupiers. Il dépeint cruellement les mutilations, la violence, le feu de l''artillerie. Artiste romantique, Géricault s''associe en 1823 à Eugène Lami pour illustrer Le Giaour, Lara Mazeppa, La Fiancée d''Abydos de Byron. L''orientalisme est une source d''inspiration pour Géricault (Mameluck défendant un trompette blessé, 1818) ; il s''intéresse aussi aux questions liées à l''esclavage (Boxeurs, 1818). Son goût pour l''exotisme le pousse à représenter des animaux sauvages comme des lions d''Afrique, dans des scènes mouvementées et violentes. Le Radeau de la Méduse, inspiré d''un dramatique fait divers de 1816, est son chef-d''oeuvre. Exposé au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, il fait scandale par l''évocation du cannibalisme des marins affamés, l''horreur de la scène et le désespoir des malheureux abandonnés en pleine mer. En 1820 et 1821, Géricault se rend à Londres. Il traque dans les rues de Londres la misère de la capitale industrielle, montrant pour la première fois une classe sociale qui n''est jamais représentée - mendiants, paralytiques, joueurs de cornemuse, ouvriers de la révolution industrielle. La mort de Géricault le 16 janvier 1824 est évoquée à travers une lithographie d''Hippolyte Garnier d''après Ary Scheffer, montrant les liens entre Géricault et les artistes romantiques, tels Scheffer ou Horace Vernet, qui est réputé avoir achevé les oeuvres de son ami après sa mort. 

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