Devenue Madame La Thibaudière, la veuve Trichet, est une provinciale fraîchement débarquée à Paris en compagnie de sa suivante Cathos, d’abord pour toucher une somme d’argent qui lui est due, puis pour se former aux belles manières. Comme la somme qu’elle a reçue est assez rondelette, elle ne manque pas d’adorateurs, disposés à la fois à se moquer d’elle et à s’approprier son bien. Une ancienne soubrette devenue veuve, et qui se fait appeler madame Lépine, s’entend dans ce but avec un prétendu chevalier pour débarrasser la provinciale de tout ou partie de ses écus. On persuade à celle-ci de prendre le titre de marquise et de se donner pour amant le chevalier, qui la mettra tout de suite à la mode. Elle n’est pas obligée de l’aimer, il suffit qu’elle fasse semblant. Le chevalier lui adresse à brûle-pourpoint des déclarations et une lettre impertinente. On lui dit que c’est le ton du jour, et que l’amour affiché du chevalier pour elle va désespérer une foule de rivales. Une dame inconnue vient en effet le relancer chez elle. Un régiment va être vendu, elle veut l’acheter au chevalier. Le chevalier refuse, il n’accepterait ce présent que d’une personne qu’il aime. Il laisse entendre que si la marquise le lui offrait, ce serait autre chose. La Provinciale fait d’abord semblant de ne pas comprendre, mais on pique si bien son amour-propre qu’elle finit par dire qu’elle payera le régiment. Heureusement elle a des parents à Paris, un oncle entre autres, qui a arrangé un mariage pour elle ; ils surviennent au moment où elle va donner l’argent et démasquent les fourbes. Le prétendu chevalier est un chevalier d’industrie, et la dame inconnue, une intrigante à ses gages. Les intrigants s’en vont, la dame garde son argent et renonce à acquérir les belles manières.
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La Provinciale
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