Lequier ne bénéficiera d’un premier véritable lectorat chez le public philosophique qu’à partir de 1924, date de publication de La recherche d’une première vérité, chez Armand Colin, par Ludovic Dugas. Philosophe et psychologue, grand admirateur de Renouvier et ami de Louis Prat, Dugas a au préalable publié plusieurs articles sur Lequier dans la Revue de métaphysique et de morale (1914, 1920 et 1922). Cette première édition publique des fragments de Lequier, réalisée par ses soins à partir de l’édition de Renouvier avec l’accord de Louis Prat, marque le début d’une seconde période de réception de l’œuvre. En 1936 paraît la thèse de Jean Grenier, première véritable étude systématique du philosophe, qui renouvelle en profondeur l’approche de Lequier, dans une optique visant à réévaluer ses fragments dans leur intégralité et dans une perspective de « philosophie chrétienne ». La publication de la thèse de Grenier, en 1936, va permettre à l’œuvre de Lequier de bénéficier d’un nouveau lectorat, notamment chez des philosophes influents (Voir Lalande et Lavelle, 1938). Durant l’entre-deux guerres et jusque dans les années 60, les nombreux travaux de Grenier sont complétés par ceux de Jean Wahl, qui, à l’instar d’Adolph Lazareff (1938), situent l’entreprise philosophique de Lequier au côté de celle de Kierkegaard, dans le mouvement des philosophies existentielles.
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L'entreprise philosophique de Jules Lequier
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