Dans le hall pourri d’un immeuble du quartier Ouest de Solara, on retrouve Samir, une balle en plein cœur. Un gosse du coin, paumé mais pas foutu. Joey le connaissait. Il sait que Samir voulait s’en sortir, à sa manière bancale, mais avec les tripes.
À côté du corps, tracée au sang, une lettre : K. La onzième de l’alphabet. Un avertissement, peut-être. Ou le premier épisode d’une série. Le graffiti de la peur.
À Solara, la justice ferme les yeux sur les cadavres de l’Ouest. Un drap, un chiffre, et basta. Mais Joey, lui, les regarde en face. Il ne va pas juste tirer sur un bédo et laisser couler. Il va creuser. Même si ça pue. Même si ça fait mal.
Parce que pour Joey, les morts du quartier ne sont pas que des statistiques. Ce sont nos gosses qu’on laisse tomber.