Les débuts de la vie collégiale de p'tit Louis sont pénibles. À un point tel que ses grands-parents maternels décident de s'en mêler en faisant l'acquisition d'une voiture. Ainsi, ils pourront visiter leur petit-fils tous les dimanches après-midi, ce qui aidera peut-être à lui redonner le sourire. Être plus présents leur permettra aussi de découvrir certaines manigances de la part du grandpère Nadeau, qu'ils jugent inacceptables. Ils feront tout en leur pouvoir pour rectifier le tir, ce qui permettrait à p'tit Louis d'être un peu plus libre et à leur fille, Brigitte, de reprendre la place qui lui revient de droit.
En parallèle, la séparation de Louis avec son jumeau Léandre, depuis que seul Louis a été admis au collège à Montréal, a permis aux deux frères de se rendre compte à quel point ils tiennent l'un à l'autre. Devront-ils rester ainsi éloignés jusqu'à l'âge adulte ?
Heureusement, Louis fera l'heureuse découverte de certains talents non encore mis en oeuvre, et l'amitié viendra tout doucement adoucir son sort.
Autour de la famille Nadeau, les commères veillent, comme madame Sanschagrin, la " voisine à bigoudis " qui épie les faits et gestes de chacun et chacune, même de la petite Suzanne, encore pourtant bien jeune...
Ce deuxième tome de la plus récente trilogie de la reine incontestée des sagas familiales québécoises est un autre pari réussi : d'une série à l'autre, Louise Tremblay d'Essiambre nous montre bien qu'elle a encore des tonnes d'histoires à raconter !