Dans un village accroché à un vallon, une chèvre grimpe.
Sur les toits, les murs, les poutres, toujours plus haut.
On en rit. On parie. On regarde.
Baptiste, le cordonnier, observe en silence.
Il a appris à tenir le monde par le travail, à vivre avec les absents, à ne plus attendre.
Mais à mesure que la chèvre s’obstine, quelque chose se déplace.
Les regards se lèvent.
Les souvenirs s’agitent.
Et le village, sans le vouloir, recommence à écouter.
La Chèvre de Baptiste est un récit retenu sur l’attente, la perte et cette part de croyance discrète qui persiste même chez ceux qui disent n’y plus croire.
Deuxième volume du Bestiaire moderne, une série de textes indépendants où les animaux deviennent des points fixes autour desquels les vies humaines se recomposent.