Dza Pältrül Jigme Chökyi Wangpo a vécu de 1808 à 1887. Il a suivi de nombreux enseignements et est devenu le lama Dza Patrül Rinpoche. Il a étudié des grands textes du canon bouddhique et à la suite de cela a écrit son opus magnum : Künzang Lamä Zhällung, traduit en français sous le titre : Le Chemin de la grande perfection.Le lama Dza Patrül s''est retiré de nombreuses années dans des grottes, notamment dans la vallée de Rudam, où les grottes de méditation de Yangwen Shinje et de Tshering Phug sont de hauts lieux de retraite dans la tradition Dzogchen.À trente ans, il a entrepris des activités d''enseignement du Dharma et s''est mis à parcourir le Haut Plateau. Il ne payait pas de mine, son apparence étant celle d''un vagabond, errant perpétuellement sans but.Ce marginal du Dharma qui se faisait appeler « Pépère Tranquille » ou encore « Vieux Chien - Glorieuse Vertu », était en réalité un grand maître Nyingmapa qui refusait les divisions internes du bouddhisme tibétain. Il fut aussi un pourfendeur de la corruption et de la perversion qu''il observait dans le clergé tibétain de cette fin du XIXe siècle. Toute sa vie, ce maître se tint à l''écart des institutions, préférant enseigner le Dharma sur le bord des chemins et pratiquer la méditation avec les gens qui croisaient sa route. Le traducteur :Nicolas Tournadre est professeur de linguistique à l''université de Provence. Il a enseigné à l''Inalco, à l''Université de Paris 8, à l''Université de Virginie (États-Unis) et a mené des recherches à l''Académie des sciences sociales du Tibet. En 2000, il a obtenu la médaille de bronze du CNRS. C''est aussi un remarquable polyglotte (russe, polonais, ukrainien, slovaque, anglais, allemand, suédois, français, espagnol, portugais, italien, catalan, hébreu, mandarin, tibétain standard, tibétain classique, kham, amdo, ladakhi, balti, dzongkha, sherpa, drenjongke, hindi-ourdou, persan et langue des signe française).Il a publié à l''Asiathèque, avec Sangda Dorjé le Manuel de tibétain standard, langue et civilisation (préface de Claude Hagège).