Le soleil, impitoyable, inondait la vieille étable, n’épargnant que les recoins. Ses rayons consumaient le sol, libérant une chaleur étouffante, imprégnée d'odeurs de poussière et de terre cuite. Le silence, à peine troublé par le bourdonnement des mouches, était alourdi par la langueur suffocante de la canicule.
Au premier étage, allongé sur le sol, derrière un amoncellement de planches, un jeune paysan se prélassait. Son visage demeurait dissimulé, occulté par l'ombre des meubles entreposés, son corps se fondait dans de la pièce. Vêtu d'une chemise légère et d'un pantalon de toile, idéaux pour les torrides étés provençaux, ses habits étaient usés par le labeur quotidien.
Si on s’approchait, la scène prenait un autre aspect. Ses membres, plongés dans l'obscurité, s’étaient tordus sous la douleur, se crispant comme lors d’une symphonie discordante. Ses doigts, griffant le sol, avaient cherché une échappatoire à son tourment, ses lèvres s'efforçant de donner forme à un appel au secours, devenu un souffle éteint. Sa voix n'était plus.
Le paysan, prisonnier de son propre supplice, gisait, seul, abandonné.