J’ai éprouvé le besoin, parmi d’autres retours sur moi, de ressusciter un peu ces vieilles histoires de Noël à l’usage des enfants mais surtout des grands enfants, le tout accommodé à la sauce cévenole. Mais comme Noël est universel, cela pourrait aussi bien aller ailleurs.
Plus je vieillis plus je trouve que la réalité du monde est insupportable. Alors je me suis payé une dose de rêve, de merveilleux naïf, de sagesse ancestrale, avec des Pères Noël et des petits Jésus, certes, mais aussi un peu de divin et de recueillement. J’y ai ajouté de la neige, beaucoup de neige, comme dans les Noëls d’autrefois.
Albert Camus, dans sa pièce « Caligula », fait dire à celui-ci :
« Les hommes meurent et ne sont pas heureux. C’est pour cela que j’ai besoin d’attraper la lune. »
Et moi, c’est pour cela que j’ai besoin de croire aux beaux Noëls ! Je ne dois pas être le seul.
Et tant pis si cela peut paraître ringard, j’en assume joyeusement la ringardise au nom de tous les grands enfants qui restent encore capables de rêver sur cette fichue planète !
Si cela vous dit d’en faire autant, vous n’avez plus qu’à ouvrir le livre et tourner les pages…